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Le minimalisme et mon brouillard cérébral

Je suis très très loin d’être une minimaliste. D’ailleurs je suis plutôt connue pour mon incroyable capacité à accumuler des tonnes de biens matériaux. Il fût un temps où j’avais plus de 60 paires de chaussures et j’ai toujours eu du mal à maintenir mon armoire dans un état de non débordement.

Pendant des années j’ai été parfaitement heureuse de vivre dans mon bordel (au plus grand regret de mes parents) et était réticente à jeter des “souvenirs” même presque insignifiants – comme des vieux tickets de concert ou même des cartes d’anniversaire parfaitement banales.

Une heureuse introduction aux bienfaits du désencombrement

Quand j’ai attrapé Lyme, je n’ai pas instantanément ressenti le besoin de faire le tri et me débarrasser de possessions matérielles mais en août dernier j’ai déménagé en Écosse en conduisant depuis Paris dans ma toute petite voiture. Une conséquence directe a évidemment été que je n’ai pu prendre qu’une certaine quantité de choses avec moi et quand j’ai emménagé dans mon nouvel appartement je me suis vue apprécier la vie dans un espace dépourvu de piles et de désordre.

C’est également à ce moment-là que j’ai commencé à me renseigner sur le minimalisme et les bienfaits de désencombrer, les principaux pour moi étant que cela aide supposément à la concentration et à mieux dormir et éviter les sautes d’humeur. Je n’avais jamais eu de problème avec tout cela avant Lyme mais tandis que je commençais à être plus consciente de ce qui affectait ma santé physique (par nécessité) j’ai décidé de trouver des moyens d’améliorer ma santé mentale.

J’adore vivre dans un appartement où je ne garde que les choses matérielles dont j’ai besoin, ou qui me rendent heureuse (oui je parle de mes cactus). Je vois enfin l’intérêt de faire mon lit tous les matins et de ne pas étaler mes vêtements partout par terre.

Quelques améliorations concrètes

J’apprécie tout particulièrement le luxe d’avoir un espace de vie séparé de l’endroit où je dors. Ma chambre n’a qu’un lit, une commode (dans laquelle je range mes vêtements et mon maquillage) et une immense armoire avec un miroir plein pied. Maintenir ma chambre en ordre a eu un impact positif sur mon humeur, mon sommeil mais aussi mon estime de moi (j’ai vraiment l’impression de réussir dans la vie quand je rentre dans ma chambre digne d’un magazine ikéa le soir). Je n’ai rien mis sur les murs et suis très heureuse de ne pas avoir la chaise maudite sur laquelle les vêtements s’accumulent inlassablement. Pour la première fois de ma vie j’ai trouvé un système qui fonctionne pour moi et que j’arrive à maintenir

J’essaie en ce moment d’introduire la règle des 4 minutes dans mon quotidien (si quelque chose doit être fait et va prendre 4 minutes ou moins, fais le maintenant). Ça ressemble à de la philosophie à deux balles et paraît très simple (peut être évident pour certains) mais ça a déjà eu un effet énorme. Je fais maintenant mon lit tous les matins sans exception (même si je suis en retard) et je fais ma vaisselle tous les soirs (même si je suis crevée) pour éviter de laisser le désordre s’accumuler et je vous jure que ça a changé ma vie. Je suppose que ça ne compte pas vraiment comme du minimalisme mais pour moi la motivation est la même (se débarrasser de toute pollution mentale).

Vraiment trier mes affaires et me séparer de ce que je n’utilise pas. Comme je l’ai déjà dit cela me posait autrefois un réel problème. Quand j’avais des vêtements tachés ou troués au point de non retour je les gardais pour les “porter à la maison” (ce que je ne faisais jamais). Pour vous donner une vague idée, je suis rentrée chez mes parents pendant les vacances et j’ai rempli 5 gros sacs ikéa bleus de vêtements à donner et 4 à jeter. J’ai toujours beaucoup de vêtements (je suis loin d’une garde robe minimaliste) parce que j’aime ça mais je n’ai plus rien dans mon armoire que je ne porte pas au grand minimum une fois tous les deux mois.

Ne plus avoir LE tiroir (celui rempli de babioles qui pourraient servir un jour). Je ne garde plus mes manuels d’instructions (je vous promets que tout est sur internet), les vieux magazines que je ne relirai jamais, les câbles pour appareils électroniques non identifiés, les boutons seuls et autres objets inutiles divers. J’ai même des tiroirs vides dans mon appartement (que je n’ai pas l’intention de remplir).

Avoir moins de vaisselle. J’ai quatre assiettes, deux grandes tasses (plus deux petites que je n’utilise que quand j’ai des invités), une quantité raisonnable de tupperwares (et aucun sans couvercle) et quatre de chaque couvert. Je n’ai pas besoin de plus donc je n’en ai pas plus et je ne saurais pas expliquer pourquoi mais c’est très libérateur.

 

Comme précédemment établi je ne me donnerais certainement pas l’étiquette de minimaliste. Je ne vois pas la manière dont j’en ai incorporé certains principes dans mon quotidien comme un mode de vie mais plutôt comme une série de petites modifications qui aident ma clarté mentale. Je n’ai pas pour ambition de me débarrasser d’une majorité de mes possessions, j’aime toujours posséder. Je m’assure simplement maintenant que je tire avantage de ces biens.

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